Divers sur la Chine...

Mardi 27 août 2 27 /08 /Août 12:03

Après avoir subit la canicule à Shanghai cette été (on a eu 2 semaines à 40°c et bien 2 semaines à 38°c), on se sent enfin revivre un peu... :)

Ceux qui ont eu le courage de se prommener/faire des visites cet été dans nos régions, ont toutes mon admiration.

 

Moi mon passe temps à la maison, c'est taobao (pour ceux qui ne le saurait pas encore: le ebay chinois). Je le disais la dernière fois, je suis bien contente que le concept des grandes tailles/plus size/大码 soit apparu... Car bon je fais un bon 40, et 40 = grosse voir très grosse!

Pour vous re-situer: en gros en magasin chinois, il faut que je prie pour que la plus grande taille qu'ils possèdent soit ma taille. Alors mis à part les enseignes étrangères comme H&M, acheter via le net s'est imposé à moi, d'autant plus que ce n'est pas cher... Et en tant que fille qui n'a jamais rien à se mettre sur le dos.... (bref pas besoin de vous faire un dessin, j'en ai acheté pas mal des fringues sur taobao).

 

Au gré de mes pérégrinations, je suis tombé sur l'affaire suivante:

dtaille2.jpg

Crédit photo: http://abujibs.taobao.com/

Il m'a fallu quelque minute pour réaliser que ce n'était pas une jupe bizarre, mais un leggins XXXL (enfin ceci dit ce n'était pas bien sorcier comme c'est écrit dessus)! 

Et la je ne comprends pas:

- est-ce si difficile de trouver une fille un peu potelée pour mannequin? (quite à flouter sa tête comme certaines boutiques le font)

- est-ce si terrible que de mettre des photos de vêtements non portés? (comme certaines boutiques le font)

- ou est-ce juste un concept marketing "hilarant" ?

Certaines boutiques plus size ont aussi un mannequin mince mais qui modèle normalement les vêtements sans exagérer...

 

dtaille.jpg

Crédit photo: http://020jeans.taobao.com/

 

Moi je ne suis pas vraiment convaincue en tout cas. Heureusement des boutiques sympas, il y en a tout plein :)

Par élo China - Publié dans : Divers sur la Chine... - Communauté : Chine
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Dimanche 25 août 7 25 /08 /Août 12:13

Jusqu'à peu, j'ai toujours essayé de me convaincre que c'était de ma faute: je n'utilisais pas de boites assez hermétiques, ou alors je laissais les graines/céréales dans leur carton d'emballage ou les pates/riz dans leur emballage plastique mal fermé ce qui leur permettait de s'incruster dans ma bouffe.

Je me suis armée de pince à linge et autre outils pour fermer mes paquets, et puis je suis passé aux boites hermétiques (je fais confiance à Ikéa sur ce point)...

Et bien non: ça n'arrête pas ces saloperies d'insectes! J'ai même l'impression que quand j'ouvre la boite, ils batifolent tout spécialement en me nargant.

beurk.jpg

Regardez moi ces ******** d'insectes, y a toute leur famille qui s'est rapliquée dans ma farine de riz gluant!! (désolée je n'ai pas mon super APN pour faire un beau zoom sur les intrus)
Alors je me dis qu'il y a plus que deux explications: 
- ne possédant pas d'ailes, ils doivent être champion olympique du sprint et arrivent à se foutre dans ma farine pendant les quelques minutes où la boite est ouverte (et connaissant le problème, j'y fais vraiment attention)
- il y a des oeufs à la base dans la farine/riz que j'ai acheté (miam miam miam!).
Une amie m'avait raconté avoir eu le même problème dans un sachet de pâte non ouvert....
Depuis que je suis en Chine, j'ai dépassé plein de barrières psychologique quand à la nourriture:
- trouver des cheveux noirs dans mes plats ne me rebutent pas et ne m'empêche pas de continuer à manger ce plat
- pareil pour les insectes...
Mais de la à les manger en connaissance de cause, non, je n'ai pas encore vraiment franchi le cap. Bon après il  semblerai que j'en mange à toutes les sauces depuis mon arrivée ici. Beurk.
Alors j'en fais quoi moi de ma farine? Je commence à en avoir marre de jetter, surtout qu'ils ne sont surement pas toxiques ni trop sales vu qu'ils sont élever dans ma farine... Vous feriez quoi vous?
---
Sinon sur une autre note: vous souvenez de mon appartement qui tombe en ruine? Après finalement avoir réparé et recollé moi-même ma cuisine (une porte de placard est tombée depuis mon article, il a bien fallu que je répare), et bien notre propriétaire a décidé de vendre. Elle a dû entendre pas télépathie ma plainte et décider de me punir!
:(
Par élo China - Publié dans : Divers sur la Chine... - Communauté : Shanghai
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Samedi 29 juin 6 29 /06 /Juin 15:52

Bonjour bonjour,

Qui l'eu cru je suis toujours vivante? :) Merci à tous pour vos messages, je suis un peu en manque d'inspiration ces derniers mois...

 

---

Passons à ce qui m'a donné envie de passer un coup de gueule ce soir:

Comme régulièrement je faisais mon petit tour sur taobao (www.taobao.com) le site où j'achète tout (ebay, version chinois pour ceux qui ne connaissent pas encore)...
Et autant vous dire je trouve taobao vraiment super! Depuis quelques mois, ils ont compris l'intérêt marketing du marché des vêtements de grandes tailles (et oui les filles aiment la mode et s'acheter des vêtements, peu importe leur taille). C'était donc avec grand plaisir que je vois s'afficher sur ma page d'accueil les pub avec "胖MM” “大码” et co...

Ce soir, j'ai même remarqué une page de pub/édito taobao avec une sélection de produit dédiée aux homosexuels. Je trouve ça personnellement vraiment bien, car bon jusqu'à présent l'homosexualité me semblait à peine tolérée ici. 

Enfin bref la banner était toute mignone, mais que vois-je un peu plus bas dans la sélection de produit......?!! 

jedisnon

Source

Alors oui, vous connaissez la passion des chinois pour les vêtements de couples? Et c'est surement une très bonne idée marketing comme ça en clin d'oeil. Mais pourquoi Hitler?!

Je le vois de plus en plus sur weibo et co, et moi ça m'énerve qu'Hitler puisse être "fashion". :(

Ca me fait d'ailleurs penser à cette polémique sur cette théière.

 

Bref bouh quoi!

 

Edit:

Il s'agit bien de Chaplin à gauche et de Hitler à droite merci Mike pour le lien.^^ Et j'ai redimensionné l'image.

Par élo China - Publié dans : Divers sur la Chine... - Communauté : Chine
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Mardi 7 août 2 07 /08 /Août 10:43

 

* Qu’est-ce que l’employé idéal d’après notre entreprise/chef de branche de Shanghai ?

 

(rappel : je travaille pour une entreprise chinoise aux méthodes de management chinoise style paternaliste).

Je me faisais dernièrement cette réflexion, et la réponse ne me plaît pas trop...

 

La réponse d’après tous les discours de notre chef, est clairement un employé « No life »  (sans vie –privée-): un employé sans famille / ou qui néglige sa famille, qui n’a rien à faire le soir à part des formations/réunions/heures supplémentaires, et qui le week end s’ennuie tristement chez lui et donc il est bien heureux de participer aux activités obligatoires d’entreprise.

 

forever-alone.jpg  

Forever alone? Rejoins donc une entreprise telle la notre.


Alors forcément pour un tel employé, 5 jours de congés payé par an est plus qu’amplement suffisant (ben oui des vacances, pour quoi faire ?).

Prendre des jours sans solde est possible, mais il y a intérêt à avoir une très bonne raison car vouloir voyager ou aller voir sa famille ne sont pas des raisons valables. La dernière fois pour la fête des bateaux dragons, mes collègues se sont fait gronder pour avoir pris des jours sans soldes afin de faire un pont et pouvoir en profiter un peu plus... Enfin l’employé idéal n’a pas vraiment besoin de prendre des jours sans soldes sans raisons gravissime de toute façon.

 

 

* La question suivante est : Est-ce que de tels employés –cols blancs- existent vraiment ? Quels sont leur profils ?

 

Ils existent : dans mon entreprise se sont avant tout des hommes mariés, 外地人waidiren (non shanghaiens) ou shanghaien.

Leurs enfants ne sont pas à leur charge. Pour ceux qui n’ont pas la chance d’être de Shanghai, ils ne voient clairement pas beaucoup leurs enfants.

Certains de mes collègues ont la chance d’avoir une femme qui ne travaillent (et les moyens financiers pour), alors leur femme et enfant(s) profitent des vacances scolaires d’été pour les rejoindre à Shanghai.

 

 

* Un modèle qui ne marche plus vraiment pour la jeune génération

Mes plus jeunes collègues 90后 (nés après les années 90) ont l’air d’avoir beaucoup de mal avec ce modèle de l’employé idéal...

Cela doit expliquer en partie notre très fort turn-over parmi nos jeunes recrues. Officiellement les raisons de leurs départs sont pour des raisons personnelles et familiale, mais mes collègues m’ont expliquée qu’elles en avaient marres et le salaire étant relativement bas. Alors à quoi bon continuer à endurer ?

La première chose que deux collègues ont fait après avoir quitté l’entreprise le mois dernier a été de partir en long voyage...

Un besoin de liberté peut être ? De profiter un peu de la vie sans doute aussi.

 

--- 

Comme j'ai encore une formation obligatoire ce soir après le travail, j'ai donc pris mon temps pour rédiger tranquillement cette article ;)

Par élo China - Publié dans : Divers sur la Chine... - Communauté : Chine
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Jeudi 9 décembre 4 09 /12 /Déc 09:10

 

Aujourd’hui je veux partager avec vous un dossier qui vient de paraître sur Yahoo Chine, et qui fait un bien fou !

Avertissement: - Le titre de mon article est tiré du dossier et ne représente pas mon opinion, il faut lire un peu pour comprendre - 


  yahooparents.jpg

En effet pour caricaturer un peu à l’extrême, certaines personnes estiment que les problèmes que Kanbo et moi rencontrent par rapport à mes beaux parents, viennent surement du fait que je suis une « sale française » : qui comprends rien à la culture, qui n’est pas assez ouverte, qui ne veut pas s’adapter, ne respecte rien, etc.…. Et c’est moi aussi qui forcément pourri la relation entre mon mari et ses parents même quand je suis pas la, et que la conversation ne me concerne pas du tout. Bref tout est ma faute quoi !

 

Et bien non, les problèmes que Kanbo rencontre avec ces parents (et par extension moi aussi avec eux) sont plus que fréquents parmi les enfants uniques de sa génération. Dans ce dossier, c'est tout le système d'éducation parentale en Chine qui est remis en question.

Kanbo n’est pas le seul à avoir ce même genre de problème avec ces parents, non même loin de là! Et puis finalement il s'en ai plutôt bien tirer...

 

Pour ceux qui ne survoleront même pas l'article je résume: dans l’histoire il ne s’agit pas d’un problème de différence culturelle sino-française mais d’un problème générationnel sino-chinoise.

 

 

Bon d’accord, je le savais déjà que ce n’était pas de ma faute, mais ce problème générationnel m’intéresse toujours autant. Et je pense que ça peut intéresser certains d'entre vous...

 

Alors pour ceux qui lisent le chinois, le dossier est disponible ici: http://news.cn.yahoo.com/newsview/huohaizinv/

 

 

Pour les autres je vous propose ma traduction d'une partie du dossier. Dossier qui est d'autant plus intéressant selon moi que normalement les chinois vous sortent toujours les même phrases recrachées sur la questions des relations parents-enfants.

"En Chine on respecte nos parents quoi qu'ils fassent." "Ce que les parents font c'est toujours pour notre bien, il faut accepter". "Ils n'ont qu'un seul enfant, tu comprends c'est normal". 

 


Les parents sont-ils coupables ?

 

Qu’ils soient chargés de bonnes ou mauvaises intentions, les parents sont tout autant que leurs enfants, victimes de la société.

 

 

« Comment je peux être aussi malchanceux au point d’avoir ce genre de parents ?! » Après avoir encore été critiqué de manière hystérique par son père, Song Qiang est au bord du gouffre. « Si aujourd’hui je travaille à Pékin c’est uniquement pour pouvoir leur échapper, afin qu’ils arrêtent de me tourmenter » se confit Song Qiang.

 

Song Qiang a toujours été un enfant modèle. Petit, il a subit une éducation très stricte, s’il avait le malheur de s’opposer, alors ses parents le traitaient de tous les noms et ce parfois très violement. Alors, dès le début de ses études supérieures, Song Qiang a pris la résolution de s’éloigner de sa ville natale, de s’éloigner du contrôle intrusif de ses parents.

 

« Or je ne peux pas vraiment totalement leur échapper ». La raison du conflit actuel est que les parents de Song Qiang veulent venir passer quelques temps à Pékin, mais Song Qiang leur demande de ne venir que deux semaines après ce qu’ils avaient décidé. Du coup « j’ai encore une fois entendu mon père rugir de colère ». Les plaintes de son père résonnant perpétuellement dans sa tête, Song Qiang a dû mal à travailler normalement et à vivre normalement.

 

 

Sur internet Song Qiang a pris comme pseudonyme « 祸害 Huohai » (littéralement « catastrophe »). Les personnes qu’ils désignent comme catastrophe sont ses parents. Sur internet il y a un petit « newsgroup » s’appelant « les parents sont tous des catastrophes », les membres se désignent comme « 小白菜 xiao bai cai » (littéralement « petit choux chinois »). Le groupe permet aux membres de soulager leur peine en partageant les problèmes rencontrés avec leurs parents, mais également de se réconforter les uns et les autres.

« Xiao bai cai » , petits choux chinois, cette appellation vient d’une chanson populaire du Hebei : « Les petits choux, la terre est jaune, à 3 ans 2 ans, ils n’ont plus de mère… »

 

Quant à l’appellation « les parents sont tous des catastrophes » elle est issue d’un roman anglais de l’auteur Nick Hornby « A Long Way Down », dans lequel Jesse, une jeune protagoniste, en résumant les échecs de sa jeunesse prononce cette phrase.

Le responsable du « Centre de recherche pour une famille à l’éducation harmonieuse » (平衡式家庭教育研究中心), Wang Zhan Jun ne pense pas que les membres de ce newsgroup sont des « enfants indignes trahissant leurs parents ».

Au contraire, il pense qu’il y a une accumulation de conflits liés à l’éducation en Chine et comme il y a toujours un jour où les conflits explosent, le temps est venu pour ces conflits la d’exploser. Le nom du groupe est donc révélateur d’un problème de société même s’il reste tout de même volontairement provocateur.

 

Alors, peut-on dire que ces conflits liés à l’éducation parentale sont très répandus, et ont atteint un seuil critique ?

 

Wang Zhan Jun s’appuie sur une étude réalisé sur 3 120 personnes représentants les générations nées après les années 1970, 1980 et 1990. Presque 70% des personnes interrogées (69.6%) avouaient avoir des conflits avec leur parents, parmi celles-ci 59.7% trouvent qu’ils ont un problème de communication avec la génération de leur parent, 8.9% déclaraient que des conflits éclataient régulièrement, et 1% déclaraient la communication impossible avec eux. En se basant sur les résultats de cette étude, il y a environ 10% des personnes interrogées qui déclarent avoir des conflits plutôt graves avec leurs parents. Un journaliste a interrogé certains de ces « petits choux », et en se basant sur leurs cas il a essayé de rappoter tous les types de dommages causés par l’éducation parentale chinoise de ces 20 dernières années.

 

 

* Les parents aiment-ils tous leur(s) enfant(s) ?

---

Je ne traduirais pas ce paragraphe, mais il parle de Liu Jing, 30 ans,
divorcée et mère célibataire. Le paragraphe raconte que celle-ci a été battue
dans son enfance par son père, elle a eu une mère distance, et elle n’a donc
jamais connu le vrai amour parental. 
 
Le paragraphe parle ensuite de ces enfants qui sont tellement blessés par
leurs parents, qu’ils souhaitent mettre fin à leur jour.

---

 

* Ce que font les parents pour leur(s) enfant(s) est-ce vraiment toujours pour le bien de l’enfant ?

 

« Je veux me sentir libre, mais je crois que toute ma vie je ne pourrais jamais vraiment m’affranchir d’eux »

 

 

« Il y a trois types d’amour entre les parents et leur enfant : l’amour faux, l’amour mal placé et le vrai amour. » explique Wang Zhan jun. Les parents qui n’ont pas de sentiments à l’égard de leur enfant, qui le batte ou le réprimande trop, correspond au « faux amour ». Les parents de Liu Jing envers elle, semble aussi éprouver un « faux amour ». Quant à Liu Xiang il est confronté à « l’amour mal placé ».

 

 

Liu Xiang fait parti de la génération née après 1980.

 

Depuis qu’il est tout petit, son père a toujours été très occupé par son travail, ce dernier partait souvent en voyage d’affaire et ces voyages pouvaient durer des mois. A la maison il n’y avait donc souvent que Liu Xiang et sa mère.

 

Les parents de Liu Xiang aiment certainement énormément Liu Xiang.

 

Le père de Liu Xiang étant souvent absent, alors sa mère a d’autant plus choyé Liu Xiang. Elle ne le laissait faire aucune tache ménagère, se mêlait et s’occupait d’absolument tous les aspects de la vie de son fils. A la maison Liu Xiang n’avait donc qu’une seule chose à faire : étudier.

 

Le père de Liu Xiang est une personne très silencieuse. « Il était difficile pour moi de vraiment attendre le retour de mon père avec impatience, à la maison il ne parlait jamais, il me faisait peur ».

 

Son père ne s’occupait pas de la vie de Liu Xiang, cependant il était spécialement exigeant quant aux études de son fils. A chaque fois que son père rentrant à la maison, il ne faisait qu’une chose : inspecter tous les contrôles, feuilles d’examens et les cahiers de Liu Xiang. Si la moyenne de Liu Xiang baissait, alors il était sévèrement puni.

 

« C’est seulement en étudiant que tu auras un avenir. Si je suis si exigeant envers toi, c’est uniquement pour ton bien ». « Je travaille si dure, si tu n’apprends pas bien à l’école alors tu ne mérites pas d’être mon fils ». Ce sont les deux phrases que le père de Liu Xiang lui répétait régulièrement.

 

« A ce moment la, j’avais souvent l’impression que j’étais un bon à rien » dit Liu Xiang. « Comparé à d’autres enfants, je ne jouais quasiment jamais. Je passais tout mon temps à étudier, mais même si je faisais de mon mieux, mon père lui de toute manière ne regardait que mes résultats. Il suffisant que mes notes à l’école ne soient pas aussi bonnes qu’il l’espérait pour qu’il me gronde. Et lorsque mes notes étaient bonnes, alors la il allait se vanter devant tout le monde de moi ».

Et cela révoltait à chaque fois Liu Xiang, « S’il me demandait de bien étudier à l’école ce n’était pas pour mon bien, mais c’était pour qu’il gagne la face ».

 

Heureusement au collège et à l’université, Liu Xiang a montré qu’il avait un véritable talent pour ses études. « Mes parents me disaient toujours que lorsqu’ils me contrôlaient si sévèrement pour mes études, c’était seulement pour mon bien. Personnellement je détestais étudier, mais je n’avais pas le choix. Lorsque j’étais tout petit, si je faisais beaucoup d’effort pour étudier c’était pour que mon père se montre un peu plus gentil avec moi, et puis en grandissant si j’ai continué mes efforts c’était uniquement en ayant comme objectif de les fuir par la suite ».

 

 

Après le lycée, Liu Xiang a réussi à décrocher une place dans une école loin de chez lui limitant ainsi encore plus les occasions de voir son père, mais sa mère a décidé de le suivre comme son ombre : elle est venue louée une petite chambre non loin de l’université de son fils afin de l’accompagner pour ses études, lui faire à manger et laver ses vêtements. « Je sais que ce que ma mère a fait était pour mon bien, mais elle ne savait uniquement me faire manger, m’habiller, à chaque fois que je voulais discuter avec elle, elle me disait de me dépêcher d’aller étudier au lieu de parler de chose inutile ».

 

Actuellement Liu Xiang est en Angleterre pour continuer ses études. Ces 5 dernières années il n’est rentré qu’une fois chez lui.

 

« Lorsque je réfléchis à ça qu’à été ma vie en ces 28 ans, je me rend compte que je n’ai fait que deux choses : étudier et fuir ».

 

Liu Xiang qui a enfin réussi à fuir à ses parents, n’en est pas tout à fait à la fin de sa peine : il vient de réaliser qu’il est homosexuel. «Au fond de moi, je leur en veux vraiment. Mon père n’était que très rarement à la maison, et ne s’occupait que de mes études, alors je n’ai jamais vraiment eu un modèle masculin pour comprendre ce qu’était la place de l’homme dans un foyer. Par ailleurs ma mère était à la fois distance et beaucoup trop proche de moi, tellement proche qu’elle m’a donné l’impression que les filles passent tout leur temps à piailler, et sont insupportables ».

 

Le manque d’amour paternel a créé un manque chez Liu Xiang, même s’il est adulte, à l’intérieur il n’est encore qu’un petit garçon en quête d’amour paternel. C’est peut être la raison du mal être de Liu Xiang actuellement.

 

 

Les parents de Liu Xiang n’ont toujours pas compris la peine de leur fils. Pour eux leur fils est un bon exemple de leur réussite puisque qu’il a non seulement réussi à l’école et est aujourd’hui en Angleterre. Alors forcément leur fils, leur produit, ils en sont tout particulièrement fiers.

 

« J’ai toujours rêvé de me sentir libre, aujourd’hui je me suis enfin détaché d’eux, mais j’ai remarqué que je ne peux que m’éloigner d’eux physiquement, je ne m’affranchirai jamais de leur influence. ».

 

 

Ne pas se préoccuper des sentiments et des besoins d’amour d’un enfant, c’est cela de « l’amour mal placé ». Wan Zhan Jun explique que même si les parents pensent que ce qu’ils font est pour le bien de leur enfant, en fait cela ne fait que blesser l’enfant.

 

Liu Xiang est un exemple un peu extrême de « l’amour parental mal placé », mais les exemples de ce genre d’amour sont en réalité très courant.

 

Tous les week-ends on peut voir des enfants et leurs parents faire la courses aux cours de soutient : cours de mathématique, d’anglais et de piano. Pour tous ces parents évidement tout ça c’est pour le « bien de leur enfant », mais nombreux sont les enfants qui sont en train de développer du ressentiment envers ce qu’on juge être leur bien. Même si la pression sur les épaules des parents est lourde à cause d’un système scolaire avant tout orienté sur la réussite aux examens, mais on ne peut pas nier qu’aux lourdeurs du système scolaire chinoiss’ajoute cet « amour mal placé » qui marquent à vie les enfants.

 

 

* Pendant l’enfance vivre dans des conditions un peu difficiles, ce n’est pas bien grave ? »

 

---

Je ne traduis pas non plus ce paragraphe…Il explique que les chinois pensent qu’en général les enfants quand ils sont jeunes même s’ils subissent des conditions un peu difficile, cela n’influencera pas leur bonheur et leur réussite une fois grand.

Le journaliste explique donc comment l’enfance des personnes interrogées les influences encore aujourd’hui : refus de se marier et d’avoir des enfants, manque de confiance en soi, ils ne comprennent pas l’amour et on dû mal à aimer, ou on peur de mal aimer, etc.

 

 

* Les parents sont aussi des victimes.

 

---

Au début du paragraphe, le journaliste explique que les parents ont aussi été des victimes pendant leur enfance et que par conséquent ils reproduisent le schéma de ce qu’ils ont vécu avec leur enfant. Du coup ils ne comprennent pas ce qu’ils font de mal avec leurs enfants.

 

L’article raconte ensuite une anecdote assez « marrante ».

---

 

Une mère de famille en découvrant sur internet l’existence du groupe « tous les parents sont des catastrophes » a téléphoné à sa famille l’invitant à aller voir ce groupe. L’intention de cette mère était que sa fille puisse un peu se comparer aux autres, et voir qu’elle avait eu plutôt de la chance.

 

Elle n’aurait jamais pensé que sa fille avait enfin trouvé un endroit pour exprimer sa peine, et qu’elle écrirait un message de plus de 10 000 caractères chinois pour expliquer comment ses parents l’avaient négligé étant petite, qu’elle fut envoyé vivre chez sa grand-mère, et que celle-ci la terrorisait. Tout cela l’a marqué profondément.

 

---

Le paragraphe continue ensuite en expliquant qu’il faudrait que les enfants puissent parler ouvertement avec leurs parents des problèmes qu’ils ont rencontrés pendant l’enfance. Or comme les parents refusent de parler, le fait que les enfants ainsi blessés puissent parler entre eux sur internet de leurs problèmes constitue déjà un premier pas vers une guérison.

 

Par élo China - Publié dans : Divers sur la Chine... - Communauté : Chine
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Présentation du blog:
Bonjour à tous, je m'appelle Elodie. Je vis en Chine depuis début 2006. J'aime la Chine et devinez quoi? Depuis le temps j'aime toujours y vivre.
Mon mari est chinois (Nanjing) et nous vivons actuellement à Shanghai. Après avoir vécu quasiment 5 ans à Zhangjiagang (petite ville du Jiangsu). Je parle couramment chinois: j'ai fait 2 années d'étude à Nanjing University, et je suis fière d'avoir obtenu au HSK le niveau 7... Enfin j'ai encore de quoi m'améliorer! 
Je crois que vous savez à peu près tout... ;) Bonne visite!
Hello China - Elo China 欢迎你 
Une dernière chose: compte tenu du nombre de message que j'ai reçu via mon blog, je n'ai malheureusement pas le temps de répondre à tout le monde. Désolée.

 

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