La guerre de la clim
Le mois d’avril et de mai sont des mois relativement doux : petit répit entre le froid de l’hivers et la chaleur de l’été... Du coup, chacune de mes journées au bureau est une nouvelle bataille : clim ou pas clim.
Je ne sais plus si je vous avais raconté mes *passionnants* déboires avec le chauffage-climatisation au bureau… Un de mes collègues ne supportaient pas que je mette le chauffage, moi je me gelais avec mes pulls et manteaux, et lui avait trop chaud avec sa veste ce qui lui faisait enfler les oreilles –haha–. Je lui avais fais une proposition tabou : enlever son manteau !
Ce jour-là, je cherchais d’un air tyrannique la télécommande pour éteindre cet engin démoniaque qui dessèche ma peau, en plus de me congeler… Quelques secondes après avoir appuyé sur le bouton stop, un autre collègue commençait déjà à protester. Forcément ici c’est sacré la clim... Avant qu’il ne me fasse perdre face avec ces histoires douteuses de prêt de veste, on m’a donné raison. Il faisait tellement doux ce jour là.
Malheureusement depuis le retour des vacances de mai, les râles de l’appareil résonnent dans notre bureau…
Tourner sept fois la langue dans sa bouche
Y a des jours comme ça… Où je n’aurais pas dû sortir dehors.
Le petit supermarché en fasse de chez moi a changé de gérant et de vendeuse. En toute innocence ce jour là, j’achète de quoi me nourrir en l’absence de Kanbo : sandwich et onigiri (sandwich japonais composé d’un triangle de riz fourré de diverses choses recouvert d’une délicieuse algue).
Pas plutôt arriver devant la caisse, que les vendeuses commencent à piailler et que ça commence à m’énerver. Une prend un yaourt en disant que « bah oui la laowai que je suis en veux sûrement un » et le donne a l’autre qui s’empresse de le biper. Je reste zen en me disant, « cool c’est encore une de leur offre promotionnelle de yaourt ». Les anciens gérants en faisant souvent ici. (En rentrant je me suis rendu compte que l’offre promotionnelle n’est pas gratuite et que j’ai payé 1 yuan pour un yaourt que je ne voulais pas spécialement, mais passons sur ça puisque ce n’est pas la chose qui m’a le plus énervée).
Au moment de payer, la caissière ne fait forcément pas l’effort de m’annoncer le prix à moi, mais lance la somme dans sa barbe et dans le vide. Toujours zen je suis, de toute façon Je n’ai pas de monnaie. Je donne donc machinalement mon gros billet.
La caissière demande à sa collègue si l’étrangère que je suis, veut faire chauffer le sandwich et l’onigiri (car oui en Chine, ce genre de chose semble être mangé réchauffés, tout comme les sushi de cette même superette -en rupture de stock ce jour-là-).
L’autre lui déclare que « ben oui, il faut les faire chauffer», et que de toute façon je ne parle pas chinois…
Le temps que l’information remonte à mon cerveau et que je découvre que ça me concernais, elles avaient déjà tout enfourné dans le micro-onde.
Et vu que moi je hais manger ce genre de chose réchauffer, je hurle donc un « bu yong re » (pas besoin de chauffer). La caissière lance un rire complice à sa collègue et ne prends toujours pas la peine de me parler et me rend mon repas.
Machinalement je lance un « xie xie » (merci) avant de partir…
Y a des jours comme ça… où je ferais mieux de tourner sept fois la langue dans ma bouche avant d’être polie, non mais !