Aujourd’hui un de mes collègues de bureau vient de quitter définitivement notre entreprise. Il a été mon supérieur pendant 4 mois avant que je passe assistance du manager s’occupant de l’acier. Je l’appréciais beaucoup malgré quelques petits « heurts » parfois héhé. C’est d’ailleurs toujours un peu triste quelque part de quitter ses collègues avec qui on a passé pas mal de temps et que l’on apprécie, mais bon : c’est la vie.
Mon bureau depuis mon arrivée a énormément changé, autant en composition que « physiquement ». 2 anciens sont partis, 4 personnes ont été recrutées… Puis un nouveau bureau a deux pas du notre a été ouvert et certains de mes collègues ont migrés là-bas. En tout cas ce qui est assez marrant, c’est que je fais parties des anciennes du département achat et j’ai seulement un an d’ancienneté… Je pense que le plus ancien de nous tous, doit avoir au maximum 3 ans d’ancienneté ici.
Et la raison de tout ça ? Le turnover : « le roulement de personne ». C’est un phénomène assez important dans notre entreprise, notamment au dire de Kanbo qui s’occupe de la création/destruction de compte informatique. Il m’a raconté qu’une fois il a obtenu une note des ressources humaines pour détruire le compte de quelqu’un… qui n’avait pas encore commencé à travailler dans l’entreprise! A peine embaucher que « débaucher » ailleurs.
Alors pourquoi ai-je mis en titre « ironie du sort ? ». Et bien, il y a quelques mois une équipe de la TV locale est venue dans notre bureau tourner un reportage sur les gens vivant à Shanghai choisissant de travailler à Zhangjiagang. Sûrement un reportage pour vanter les mérites et l’attractivité de notre superbe ville !
La « vedette » choisie était mon ancien supérieur qui a été interviewé pour raconter un peu plus son cas… D’ailleurs j’ai été invitée à faire la plante verte pour décorer cette interview: c’était ma deuxième fois sur une TV locale, et comme d’habitude je ne me suis pas vue.... Bon ce rôle de potiche étant tellement insignifiant que je n’en ai pas parlé sur mon blog.
Et voilà qu’à peine 3 mois après ce reportage, mon ancien supérieur s’en retourne à Shanghai, vivre enfin avec sa femme, et travailler dans une entreprise qui le payera 3 fois plus qu’ici…