Parfois dans ma chambre universitaire je me sens un peu comme dans la série Lost, telle une réfugiée dans ma partie du couloir rescapé.
Au bout du couloir, la lumière (enfin presque ma chambre!)
Les autres ou les hostiles, se sont cette bande d’américain en programme spécial vivant au milieu du couloir du 10ième étage, dans le territoire sombre, au-delà des ascenseurs… Les rescapés a.k.a, mes amis voisins de notre bord de couloir : Thomas et mon voisin japonais, ou alors ceux de la queue de l’avion : Astrid dans son bord de couloir à l’opposée avec une de ses voisines, une gentille japonaise; bref nous tous, nous ferions bien parfois de petites expéditions contre ces autres pour les exterminer les calmer un peu (d'ailleurs Astrid et moi on a déjà un peu râler auprès d'eux)!
Car il faut dire qu’ils surpassent les autres de la série Lost avec leur sadisme: ils jouent au foot dans les couloirs, font des fêtes dans les couloirs, jouent à la guitare (toujours dans le couloir, jouent au basket aussi (ma porte a été déjà touché 2 fois, d’ailleurs quand ça vous arrive à plus de minuit ça surprend toujours un peu !), et ce à tout heure de du jour et de la nuit, ça serait pas drôle sinon !
Le respect, la vie en communauté? Je crois qu’ils ne connaissent pas ces notions ! Et bien sure le soir en rentrant de boîte ils n’hésitent pas à le clamer haut et fort, toujours dans le couloir… C'est que se bourrer la gueule, rentrer passer minuit, y a de quoi être fiere, alors au lieu de garder tout ça juste pour eux, et acceptent bien de le partager avec nous: pauvres pequenots qui dorment.
Je dis « bande d’américain », mais pas seulement il y a une française qui nous a chantonné meuglé quelques chants païens à 4h du matin l’autre samedi… Donc bon je vous rassure, j’aime beaucoup les américains, canadiens, chinois, français, mais tout ceux de cette zone de non respect : j’ai une dent certaine contre eux !
D’ailleurs j’en ai engueulé un lundi dernier qui jouait au foot comme un demeuré, mais l’individus n’a pas l’air d’avoir compris le concept du : « ‘tain tu fais chié ton monde avec tes passes de tapettes », je suis donc forcément passée pour la fille pas cool, rigide d’esprit qui s’énerve pour un rien :) mais au moins sa défoule.
Enfin il n’y a pas que le 10ième étage qui est touché : chez Mélanie c’est pareil avec ces amis skateboardeurs des couloirs, et que dire de mes voisins du dessous/dessus ( ?) qui font la fête depuis hier soir à maintenant non stop dont j’entends le boom boom incessant de ma chambre ? (J’ai même pu chanter avec eux ce matin : « my name is, my name is… » de Eminem, ah y a pas à dire ça distrait entre deux révisions de caractères ! ).
L’isolation a bien des charmes… Mais l’avantage d’entendre un peu tout ce qui se passe dans le couloir et chez nos voisins c’est qu’on ne se sent jamais seul ! Une fois, j’étais en conversation audio sur MSN avec ma mère, et tout d'un coup elle me demande si je suis avec des amis : un de mes voisins venait alors de faire couiner royalement sa chaise.
Et oui, vous l’aurez deviné, j’en ai marre, et Lost me manque. :) Malheureusement heureusement toutes les bonnes choses ont une fin (même Lost qui un jour se terminera snif). Il ne me reste plus qu'un examen demain matin et je rentre vendredi à Zhangjiagang.