… Non pas que je m’identifie à Jésus Christ, ou que je fasse référence à un quelconque film. Le banquet c’est tout simplement le nom de ce fichu repas d’hier soir.
Tout a commencé lundi au boulot, lorsque je reçois un mail avec en pièce jointe la répartition des tables pour le banquet : horreur, malheur ! A mon grand étonnement, j’y suis. Et comme par hasard, Kanbo n’est pas invité, et je me retrouve à une table où je ne connais personne mise à part le nom de certains sous traitants qui me sont familiers. D’ailleurs, même si j’aime à leur téléphone pour leurs demander des tableaux, livrer des pièces ou autre, tout un repas avec eux… j’imaginais déjà mon ennuie.
Mardi soir, 18h, me voici à l’hôtel pour le banquet. A peine arrivée qu’un gars me reconnaît et me demande de le suivre. Coup de chance car j’avais forcément oublié mon numéro de table.
Me voici donc assise entre une chaise vide et sous traitant n°1. On est 8 en tout.
A mon grand étonnement : je ne me suis pas trop ennuyée, en même temps après le 15ième verre de rouge avalé, ils me paraissent vachement plus rigolo mes sous traitants.
Celui a côté de moi a été nommé par les autres pour « veiller » sur moi, c’est-à-dire que je mange bien et que je boive bien. Il respecta sa tâche à la lettre, en me proposant bon nombre de plat et en me remplissant mon verre vide après chaque « ganbei ».
Mes sous traitants ont aussi instauré une règle : quiconque veut trinquer avec eux, doit d’abord trinquer avec la « mei nv » (jolie fille)…
Au bout du ième verre, les choses se corsent : le décor se met à tourner, les sous traitants ayant bu cul sec un bon nombre de bai jiu n’ont pas non plus les idées bien claires, j’ai du mal à me concentrer pour décrypter ce qu’ils me disent, et ma bouche sort des mots bizarres. Du coup la communication entre nous devient difficile.
Comme j’ai renoncé à comprendre, mais que je suis polie je souris, fait semblant de comprendre au deuxième coup (après m’être assuré que ce n’était pas une question), je répète un mot en rigolant. Et le tour est joué.
Aux alentours de 8h, je commence à voir des personnes qui s’enfuient du banquet. Comme mes sous traitants étaient eux aussi sur le départ : j’ai pris la poudre d’escampette.
Kanbo vient me chercher en taxi : il était temps ! Je commençais à attendre ma limite… Une fois sortie du taxi, j’avais perdu tout sens de l’équilibre. Une fois rentrée, j’ai passé une soirée cauchemardesque et j’ai aussi mal dormi. A réveillée à 4h30 le matin, je titubais encore.
De cette soirée je peux tirer quelque conclusion :
Déjà je suis fière de moi, pas pour m’être soûlée, mais parce que pour une fois à ma table de chinois, j’ai pas été juste une potiche, y a même 3-4 personnes qui ont moins parlé que moi :p
Ensuite, trinquer au vin rouge, c’est une bonne technique ! Bien meilleur que de trinquer au bai jiu (en même temps le bai jiu c’est 52°c, alors quand on fait trop de cul sec, c’est vite traître. J’ai bien vu l’effet lors de mon voyage à Huaguoshan il y a quelque temps (http://hello-china.over-blog.com/article-2766770-6.html)). Je pense qu’une de mes grosses erreurs lors de ce banquet a été boire du vin pendant le repas et pas seulement pour les « ganbei ».
Voilà, aujourd’hui après m’être soûlée hier soir pour gagner la face de notre département, j’ai décidé de prendre le repos du guerrier. En même temps, comme j’avais envie de dégueuler toute la journée, ça n’aurait pas été bien pratique pour travaillerJ.
Mise à part cette petite histoire, désolée pour le peu de mise à jour du blog. Entre la lenteur du net depuis les tremblements de terre à Taiwan, et le fait que j’avais vraiment rien à raconter… J’avais donc la flemme de mettre à jour.